Contact us now
+1-888-846-1732

Elishams, l’Inde où je vis : Sadhu ; sanyasin

साधु

Différents termes sont utilisés pour désigner les ascètes :

  1. muni : sage
  2. sannyasi, ou sannyas : renonçant
  3. viragi, ou virag : celui qui n’a pas de désir
  4. tapasi : celui qui pratique l’ascèse
  5. mahatma : grande âme
  6. sant : saint
  7. tyagi : celui qui s’abandonne (à dieu)
  8. sadhu : virtueux, pieux
  9. baba : terme affectif
    et beaucoup d’autres encore…

Le même Ram prashad dans son environnement du moment.

En Inde, la voie de l’ascétisme est une soupape de sécurité pour la liberté individuelle soumise à pression par le système des castes, les obligations familiale et la vie collective. Cette liberté a son prix : l’ascète doit renoncer à sa vie familiale et à ses biens, vivre avec le minimum de vêtements, ne pas avoir de toit, bouger continuellement, vivre d’aumônes, et être consumé par la quête spirituelle. Ceci est plus qu’une image : à sa mort, le corps d’un sadhu n’est pas soumis au rituel de crémation, car il est dit que l’ascèse – en hindi « tapas », « feu » – brûle toutes les impuretés.

La plupart des sadhus que j’ai connus se réclament d’un Guru. Ils ont reçu – ou reçoivent encore – un enseignement par le biais de la pratique d’une discipline : ablutions rituelles à l’aube, peinture de signes sur le corps après les ablutions, accomplissement de rituels, d’ascèses, diète particulière, service des forces de l’Univers, observance de jeûnes… Chacun a ses propres pratiques, ses interdits, ses obligations.

La « satsang », ou assemblée des saints, est une pratique qui recoupe tous les courants. Ces assemblées surviennent ponctuellement : ce peut-être deux ou trois sadhus assis sous un arbre, et des passants qui se joignent, ou d’autres saddhus. Pour peu que la personne salue l’assemblée en montrant du respect, elle est invitée à se joindre au cercle. Elle peut ainsi jouir librement des paroles de sagesse de ces homme exceptionnels.

La satsangtient une grande place dans la vie d’un sadhu, quelque soit son obédience. Elle est l’occasion d’échanges spirituels, affectueux et chaleureux, échanges de nourritures terrestres aussi parfois. On y parle de la compréhension de la voie, de la vie des hommes, on s’y raconte les histoires de tel ou tel dieu en retirant des enseignements utiles aux humains, selon la compréhension et les expériences de chacun. On échange aussi des bons plans sur les chemins parcourus par les uns et les autres, on loue la générosité des habitants de tel ou tel village, l’avarice de tel autre… Le propre du sadhu est sa capacité d’écoute, sa mémoire, souvent inversement proportionnelle à sa capacité à lire ou écrire. Certains ont fait voeu de silence : leur présence est étonnement là, par les yeux, les sourires, les hochements de tête…

Il faut parler aussi des « faux », ceux qui n’ont que l’habit afin de profiter des avantages : aumônes, considération, gratuité des voyages… et intérêt des étrangers. Un oeil avisé les discerne aux premieres paroles. Certains ont l’honnêteté d’avouer la vénalité de leur choix. Ce ne sont pas de mauvais bougres…

Vous pouvez voyager avec les sadhu par les portraits de ma galerie de photo Les histoires sont en anglais. Travel through my photo gallery of sadhu, just follow the link, everything told in english.

Bon voyage au pays des sadhu

Have a good trip.

eli

| Accueil | Plan | Haut de la page | Texte précédent | Texte suivant |Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *