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Elishams, l’Inde où je vis : Ramayan (Ramayana)

Le Ramayan est donné traditionnellement comme le premier poème du monde. Le problème de sa datation est difficile à résoudre. Selon P.S. Filliozat, « on peut, sans preuve décisive, parler des premiers siècles précédant notre ère. Mais ceci, à l’évidence, ne concerne que le remaniement définitif d’une matière qui elle, appartient à un passé beaucoup plus ancien. » Le noyau du Ramayan remonterait au Xème siècle av. J.C. L’Histoire, chantée par des saints errant à travers le pays, comme il se fait encore à l’heure actuelle, aurait été rédigée plus tardivement par Valmiki.

Écrit dans un sanskrit très pur, le nombre de langues dans lesquelles le Ramayan est traduit montre, sans plus de discours, l’importance de cette œuvre : Bengali, Gujarati, Hindi, Kannada, Kashmiri, Malayam, Marathi, Oriya, Punjabi, Tamil, Telougou pour l’Inde. À l’étranger : Allemand, Anglais, Arabe, Balinais, Cambodgien, Chinois, Cingalais, Danois, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Javanais, Laotien, Malais, Portugais, Russe, Thai, Tibétain… La liste n’est pas exhaustive.

Le Ramcharitmaanas

C’est le livre le plus populaire du Nord de l’Inde, souvent désigné par le terme « nôtre Ramayana« , et couramment nommé « maanas« .

Écrit en 1574 par Saint Tulsidas, dans un dialecte proche du hindi, le Ramcharitmaanas met l’œuvre de Valmiki à la portée d’un vaste public, traversant toutes les castes de l’Inde, et touchant jusqu’aux illettrés.

Il contient l’enseignement pratique de la vie selon les védas, est vénéré comme un « Véda hindi », est colporté par des bardes sur les places des villages. Ses vers sont entendus par les fidèles comme des mantr efficaces, apportant bénédictions, guérisons, santé, courage, vertu, bonheur, joie, plaisirs, paix intérieure et libération de la chaîne des existences.

Cette grande Histoire est récitée quotidiennement tout au long de l’année, interprétée et réinterprétée, inlassablement, pour en extraire les Ras les plus subtiles. Tulsi Das, vénéré en tant que saint, l’affirme en plusieurs endroits : celui qui lit tel ou tel passage particulier est libéré de la souffrance des renaissances. Saint Tulsi Das fait de l’amour de Ram Ji le moyen de salvation des âmes.

Pour les Hindous, le Ramayana n’est pas un poème épique. L’ouvrage est d’abord vénéré, encensé. Une fois ouvert, avant de commencer la lecture, le récitant se purifie par divers Mantr (mantra) qu’il place dans son corps afin d’être en état de fusionner et d’absorber les secrets de la Grande Connaissance. Des invocations et des hommages sont rendus à différents saints, en remerciements du précieux dons qu’ils ont légué à l’humanité. Alors seulement les vers contant la naissance des dieux, leurs actions, la création du monde et le maintien de l’ordre cosmique illustré par la conduite irréprochable de Ram, le héros, sont chantés, à haute voix le plus souvent.

Voir les « Articles reliés », colonne de gauche. L’article Ramcharitmaanas trace le déroulement de l’épopée. L’Akandhpath est une Une cérémonie de 24 H durant laquelle la totalité du maanas est chantée.

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