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Elishams, l’Inde où je vis : PUSHKAR

Choquant de beauté, éclat blanc dans l’écrin des montagnes, merveille de calme et de paix.

Le lac… Entouré de ses ghats aux murs blancs enluminés de taches colorées des pèlerins venus se purifier.

La rue du village, longeant le lac. On y trouve tout ce que l’on ne trouvait pas à la Samaritaine, du temps de son existence.

On peut y acheter :

un voyage vers le Mont Abu

un fresh mint lemon juice

la bénédiction d’une vache à cinq pattes… et tant de choses.

LE TEMPLE DE Brahmâ

Blanc, bleu, ouvert à tous, inondé de lumière… Quel contraste avec les temples consacrés à Shiva, tout en ombre et recoins sombres !

Ici les photos sont autorisées, même celle du saint des saints, avec le cube contenant une tortue en argent personnifiant Vishnu lorsqu’il prit la forme de ce gentil animal pour soutenir l’Univers. De petits sanctuaires entourent l’ensemble, dédiés à Kuber, dieu de la richesse, à Indra Ji, au Sept rishis (Saptarishis), des Lingam situés en sous-sol et bien sûr la Trimurti. Comme dans tous les temples que j’ai visité, les dieux sont en société…

J’ai aimé le sol sur lequel les fidèles se soumettent à la volonté du plus haut. Tout incrusté de pièces d’argent, on y lit, comme sur les murs de marbre blanc, des épitaphes.

J’ai aimé me promener sur les terrasses entourant le temple, permettant des angles de vue en à plat, et rencontrer les quelques sâdhus hébergés en trêve de leur errance. Le va-et-vient des pèlerins est continu. Certains exultent, téléphone portable en main : « je suis au temple de Brahmâ ! »

Un très beau lieu, tout en blanc-bleu et pastel. On s’y sent accueilli sans réserve, qui que l’on soit, quelle que soit sa couleur de peau ou son costume. Pour moi ce temple ressemble au symbolisme du Dieu. : il ne connaît ni « bon », ni « mauvais », il voit toutes choses égales. Brahmâ est un principe neutre, principe de l’équilibre de la dualité Lorsque la conscience humaine obtient cet état de grâce, l’être se trouve libéré de la chaîne des souffrances et renaissance. C’est ce que dit le Ramayan (Ramayana), la Bhagavad Gîta, les bâteliers parfois ou encore les vendeurs de pan, les riches bijoutiers et le chamelier. La philosophie est en Inde le bien le mieux partagé.

UN PETIT TOUR D’HISTOIRE

Un jour d’entre les jours, alors que Brahmâ, Jagat pita, Père du Monde, monté sur le cygne du discernement, cherchait un lieu pour faire un sacrifice, le lotus de lumière tomba de sa main. Il décida que là serait push (fleur) kar (ce qui fait), et que là il ferait ce qu’il avait à faire.

Les écritures mentionnent les grands sages venus se purifier aux eaux du lac qui se forma à la tombée du lotus. Vishwamitra, entre autre, le Guru de Ram Ji et l’un des sept grands sages, a médité sur ses rives.

Et Brahmâ y fit son sacrifice. Il faut dire que ça s’est mal passé pour lui dit l’histoire : sa femme Savitri , tardant à venir (ils s’étaient disputés), il prit Gayatri, une bergère et l’assit à sa gauche (en fit sa femme) afin de pouvoir effectuer son Yagna.

Savitri arriva, éclata en furie, jeta un sort à son mari : Pushkar serait désormais le seul lieu où il serait honoré. Les histoires mettant Bahmâ en scène le rendent toujours fautif : il a désiré sa fille, sa création, le langage mis dans la bouche de Sarasvati. Il a menti lors d’une dispute avec Vishnu, et encore bien d’autres vilenies que j’ignore… A chaque fois, Brahmâ reçoit le sort de n’être pas honoré… Le Jagatpita mandir de Pushkar est connu comme le seul temple du monde qui lui est consacré.

Ce fait est souvent interprété comme une non-activité de Brahmâ : il a créé le monde, son travail est fini. Or le processus de création est en permanence à l’œuvre dans le monde. A chaque seconde des milliers de créatures naissent, sur terre, dans les airs, dans les eaux.

Brahmâ est considéré comme le père du langage. Aucune prière ne se passe de vers, de mots exprimant des émotions. Le Dieu n’est peut-être pas honoré directement, mais il l’est par le principe même de la prière.

LA FOIRE AUX CHAMEAUX

Ah ! La grande foire aux chameaux… Elle est très célèbre, nombreux les sites qui en parlent sur Internet. Faire une recherche avec « pushkar » comme mot-clef vous permettra d’en connaître les détails. Elle a lieu chaque année, commence une semaine avant la pleine lune de novembre et se termine le jour où l’astre atteint sa pleinitude.

Infos pratiques

Pushkar est à une vingtaine de kilomètres d’Ajmer au Rajasthan. Des bus font le trajet toutes les quinze minutes. Départ à quelques cent mètres de la gare ferroviaire.

Logement : Le Bhaktapur palace est pour moi un must. La vue y est trop belle… Les prix commencent à 120 roupies, chambre minuscule avec des salles de bain dans la cour centrale (propre et agréable). Ca grimpe très vite dès qu’il y a confort et vue directe en aplomb du lac … Le propriétaire, un petit monsieur au pied tordu, est un homme tranquille. Les hôtels sont nombreux, plus on s’éloigne du lac plus les prix descendent : 120 roupies pour une grande chambre avec trois fenêtres, s.d.b. ect… Inutile de réserver, sauf au temps de la foire.

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